L’hypertension artérielle et les dysfonctions érectiles, quel est le rapport entre les deux ?

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L’hypertension artérielle, ou HTA, est une maladie cardiovasculaire chronique, très répandue au sein de la population. C’est un réel problème de santé publique puisque sa prévalence chez les adultes de plus de 25 ans est estimée à 29 % en 2025, selon les chercheurs. Elle est définie par une augmentation de la pression artérielle au delà de 140 mm Hg pour la pression systolique et 90 mm Hg pour la diastolique

Des études scientifiques ont constaté la survenue de troubles de l’érection chez 1 patient sur 7 atteints d’hypertension artérielle. Nous vous expliquons dans cet article quel lien peut exister entre les deux maladies. 

La composante vasculaire 

Lorsqu’on connaît le mécanisme de l’érection, on comprend rapidement quel lien existe entre l’hypertension artérielle et les troubles érectiles. En effet, c’est lorsque les corps caverneux péniens se gorgent de sang que l’érection a lieu. Toutefois, ce sang doit être acheminé à travers des petites artères bien spécifiques. 

Il faut également comprendre que l’hypertension artérielle survient suite à une incapacité des vaisseaux sanguins à se dilater. Cette réduction de la vasodilatation est souvent le résultat d’anomalies endothéliales (de la paroi des vaisseaux), liées à la présence de facteurs de risque (tabagisme, obésité, sédentarité…Etc.) ou à des maladies sous-jacentes . Peu importe l’origine, par ce mécanisme, le sang qui se trouve à l’intérieur des vaisseaux est donc mis sous tension. Tout cela induit un flux sanguin réduit car il est confronté à de plus fortes résistances.

Lorsqu’on comprend ces deux notions, on perçoit mieux la relation entre les deux pathologies. Lorsque ces anomalies endothéliales touchent les petites artères du pénis, le sang a du mal à remplir les corps caverneux, et donc, des troubles de l’érection surviennent. Toutes ces informations théoriques sont confirmées par les statistiques et les différentes études scientifiques. 

Antihypertenseurs et troubles de l’érection 

D’autres études et recherches scientifiques mettent en parallèle les patients hypertendus non traités et les patients sous traitement. Une atteinte de troubles de l’érection plus fréquente est constatée chez les patients qui prennent un traitement antihypertenseur. Ces derniers ont, en effet, du mal à obtenir une érection ou à la maintenir. 

Ainsi, l’hypothèse est bel et bien confirmée, ces hypertenseurs ont pour effets secondaires une altération de l’érection, mais le mécanisme exact n’est pas encore totalement élucidé.

Bien que la dysfonction érectile puisse être d’origine vasculaire dans 40 % des cas, mais il est important de retracer les événements ! Et ce, afin de mettre en évidence un quelconque rapport chronologique entre la mise en route du traitement antihypertenseur et l’apparition des symptômes de troubles de l’érection. 

Il ne faut pas oublier que la mauvaise adhérence au traitement peut fortement contribuer à l’apparition de ces troubles. Une mauvaise posologie, un suivi irrégulier, un arrêt brutal ou le stress psychologique lié aux effets secondaires du traitement peuvent justement contribuer à l’apparition d’une dysfonction érectile.

 

La prise en charge des dysfonctions érectiles chez les patients hypertendus

Avant tout traitement médical des dysfonctions érectiles chez les hommes hypertendus, il est important de considérer et de prévenir ce trouble avant même son apparition. Il faut ainsi expliquer au patient qu’il est possible d’intervenir en  cas de survenue d’un trouble érectile, mais qu’il doit avant tout soulever et exprimer le problème à son médecin traitant. La prise en charge psychologique amène le patient à vaincre sa réticence à en parler et lui permet d’établir une relation de confiance avec son médecin. Dès lors, l’éventualité de l’apparition des symptômes peut être considérablement réduite.

Après un interrogatoire bien mené lors de la consultation et après prise en considération des différents antécédents médicaux du patient, le médecin peut intervenir en changeant soit le traitement antihypertenseur ou sa posologie. Il peut également introduire, dans la prise en charge, un traitement spécifique des troubles de l’érection. Bien-sûr, après vérification des interactions entre les deux molécules.  

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Conclusion

La littérature médicale a relevé un grand taux de corrélation entre l’hypertension et la survenue de dysfonction érectile. Les mécanismes qui relient ces deux maladies sont nombreux, mais certains n’ont pas encore été totalement élucidés. Il est prouvé que la composante vasculaire contribue fortement à l’apparition de symptômes érectiles. Toutefois, les mécanismes par lesquels contribuent les traitements hypertenseurs sont, jusque là, difficiles à confirmer. Et ce, pour diverses raisons : les études cliniques se basent beaucoup plus sur l’hypertension elle-même que sur le trouble érectile, la dysfonction sexuelle n’est pas toujours rapportée par le patient et reste basée sur les déclarations de ce dernier, la composante psychologique induite par la réputation du traitement hypertenseur…Etc.

Toutefois, l’importance de la prévention et de la prise en charge de ce trouble chez ces patients est capitale. D’autant plus qu’une altération de la libido et d’autres fonctions sexuelles peuvent également être associées. 

 

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